Il faut sauver le marché de gros de Toulouse

Le Marché d’Intérêt National (MIN), marché de gros de Toulouse Métropole, est à la croisée des chemins. Plombé depuis plus de 10 ans par des investissements trop lourds à supporter, son rôle est pourtant aujourd’hui plus que jamais primordial : maillon capital entre développement de l’agriculture périurbaine, distribution alimentaire et structuration de la filière agro-alimentaire.

Aujourd’hui ce sont 120 entreprises, 4 restaurants, 400 producteurs et 900 emplois permanents qui garantissent une offre alimentaire diversifiée et de qualité : fruits, légumes, fleurs, viande, poisson, etc. Le marché se classe à la 3ème place nationale en termes de tonnage.

0708a069-caf2-435c-b400-09d284b35276Levier incontestable de développement économique et de création d’emploi, outil d’aménagement du territoire, il permet de répondre aux objectifs d’amélioration de la qualité environnementale et de sécurité alimentaire.

Véritable atout local et durable dans l’approvisionnement des territoires, la valorisation des filières courtes,
il fait vivre notamment les marchés de plein vent, acteurs indispensables dans l’animation et la vie de notre ville, à l’heure où les consommateurs recherchent davantage de proximité et de qualité.

Ce marché est également capable de répondre aux enjeux de structuration d’une ville durable face à des environnements en pleine évolution :

  • l’environnement social avec l’évolution des modes de consommation et le besoin de proximité, de produits frais et la demande de traçabilité.
  • l’environnement économique en réponse à la mondialisation et le développement des centrales d’achat de la grande distribution.
  • l’environnement urbain avec les enjeux de la logistique et de la livraison du dernier kilomètre.

ac3487db-b35b-4f15-b018-ee607bddf90e

Au regard de ces enjeux, à l’heure où la Métropole doit faire au plus vite des choix pour garantir sa pérennité, je suis persuadée qu’elle doit à la fois se donner les moyens d’en garder le contrôle, de l’intégrer dans sa stratégie de développement économique, mais aussi de créer des liens avec tous les acteurs concernés. Je pense aux producteurs et aux grossistes bien sûr, mais aussi aux autres collectivités, au pôle de compétitivité Agri Sud-Ouest Innovation, au cluster Midi-Pyrénées saveur.

J’appelle la Métropole à la responsabilité pour qu’une solution puisse être rapidement trouvée afin non seulement de garantir les emplois mais de les développer.

Il faut absolument faire en sorte que le marché de gros de Toulouse Métropole puisse répondre aux enjeux de circuits courts, de soutien à la production locale, de qualité et de diversité des produits et de développement durable.

Et poursuivre ainsi l’histoire démarrée en 1964.

Isabelle Hardy

Publicités

Une réflexion sur “Il faut sauver le marché de gros de Toulouse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s