S’inspirer des bonnes idées

S’opposer, c’est faire entendre une voix différente, contester ce qui est contestable, rappeler à l’ordre la majorité lorsqu’elle s’écarte de l’intérêt général des Toulousains.

S’opposer, c’est aussi saluer ou encourager les bonnes méthodes, les bonnes idées, les propositions qui sont visionnaires ou qui sont courageuses.

Et les expériences intéressantes peuvent aussi émaner d’autres villes et être source d’inspiration pour Toulouse. On gagne toujours à observer ce que font les autres et à réfléchir à l’application que pourraient avoir ces initiatives dans notre ville.

L’idée lancée par Anne Hidalgo, la maire de Paris, pour redessiner le visage de certains lieux de la capitale est exemplaire. «Réinventer Paris», c’est le nom de cette opération, a été l’occasion de placer l’urbanisme au cœur de la participation citoyenne.

Un exemple d'un des projets retenus (Photo : X-TU architectes).

Un exemple d’un des projets retenus (Photo : X-TU architectes).

A travers un appel à projets urbains innovants ouvert à tous -architectes, urbanistes, associations, artistes, porteurs de projets, etc- pour revitaliser 23 lieux de la capitale, c’est toute une pratique de la politique qui se modernise :

  • s’ouvrir aux propositions extérieures,
  • faire participer les habitants des quartiers concernés et les associer à la co-construction des projets,
  • encourager l’audace architecturale.

Les résultats de ce concours sont consultables sur le site dédié de la ville de Paris.

Bien-sûr Toulouse n’est pas Paris. Mais pourquoi ne pas s’inspirer d’une telle démarche ?

Les lieux municipaux ou métropolitains, petits ou grands, dont l’affectation a changé ou qui sont à l’abandon peuvent devenir de vrais atouts pour nos quartiers.

Faire participer les habitants à leur nouvelle utilisation permettrait d’adoucir les tensions qui accompagnent parfois un projet urbain.

Ouvrir ce type de projet aux architectes encouragerait sans doute l’audace qui manque aujourd’hui à Toulouse, riche d’un magnifique patrimoine architectural mais qui souffre d’un manque d’hardiesse dans le geste contemporain.

Cela doit être relié avec l’évolution de la ville amorcée par le Professeur Juan Busquets sous l’égide de Pierre Cohen, poursuivie aujourd’hui mais souvent en perdant la cohérence et la vision qui en faisaient sa force.

Cette idée mérite d’être creusée. Anne Hidalgo, par sa méthode, a trouvé là une manière de faire de la politique au service des habitants et de l’ambition de sa ville. On ne peut rien souhaiter de mieux à Toulouse.

Isabelle Hardy

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