Billet d'humeur
L'union ne se décrète pas, elle se contruit
Depuis un an, à travers cette newsletter de Toulouse Unie, je n’ai de cesse de défendre une idée simple mais essentielle : gagner Toulouse en 2026 ne sera possible qu’en construisant une union solide des forces de gauche et écologistes. Ce 13e billet d’humeur est l’occasion de rappeler cette nécessité et d’affirmer avec force que l’heure n’est plus aux postures, mais à l’action.
Je suis convaincue de la nécessité d’une candidature unitaire dès le premier tour qui pourra incarner l’élan indispensable pour fédérer les forces progressistes, écologiques et citoyennes.
Cet enjeu dépasse les partis, même si leur rôle est absolument indispensable, il n’est pas suffisant : il s’agit de bâtir un projet commun qui redonne espoir et perspectives aux Toulousaines et Toulousains.
Le Printemps Toulousain nous a offert il y a quelques jour un cadre de travail et d’échanges précieux. Partis de gauche et écologistes, mouvements citoyens, élus, syndicats, associations et citoyens, nous étions tous présents pour réfléchir aux grands enjeux de la ville, pour poser ensemble les bases d’un projet ambitieux et réaliste. Cette dynamique doit maintenant s’accélérer, s’élargir, s’enraciner.
Car l’union ne se décrète pas : elle se construit, avec patience et exigeance.
Le rassemblement ne pourra émerger que si la gauche et les écologistes abandonnent les pratiques politiciennes d’antan. Trop souvent, les querelles d’égo, les logiques d’appareil et les stratégies court-termistes ont éclipsé les véritables besoins des habitants. Il est temps d’ouvrir un espace politique nouveau, horizontal et participatif.
Le courage de rompre avec les habitudes, et la volonté de fédérer et de co-construire un projet alternatif qui redonne aux toulousaines et toulousains espoir et perspectives sont les points clés de mon action.
Les associations, les collectifs, les syndicats et les mouvements citoyens ne doivent plus être considérés comme des soutiens ponctuels, mais comme des partenaires à part entière. Ce dialogue sincère avec les forces vives du territoire permettra de dépasser les divisions et de construire un programme ancré dans la réalité du terrain. Une éthique politique basée sur l’écoute, la co-construction et la proximité doivent guider nos pas.
C’est le moteur de mon engagement.
Toulouse est une ville exigeante, qui aime les projets audacieux mais rejette les excès et les polémiques stériles. Elle mérite une alternative crédible, innovante et rassembleuse. Le Capitole doit devenir un laboratoire d’idées nouvelles, de pratiques démocratiques renouvelés, de coalitions inventives.
Le temps des combats internes est révolu. Ce que je souhaite, c’est rompre avec les méthodes stériles, et marquer la volonté de transformer Toulouse en s’appuyant sur une dynamique collective avec ambition et responsabilité. Je souhaite mettre mon expérience pendant 6 ans dans la majorité municipale puis dans l’opposition au service de cette dynamique.
En 2026, Toulouse peut devenir le laboratoire d’une gauche nouvelle. Une gauche qui, plutôt que de s’autodétruire dans une lutte pour le pouvoir, choisit de se réinventer au service de celles et ceux qu’elle prétend représenter. Car personne aujourd’hui ne peut être hégémonique et ne peut gagner dans le rapport de force. Il faut se réinventer avec une méthode pour construire un projet pour répondre aux défis colossaux en termes sociaux, économiques, écologiques et démocratiques. Ce ne sera pas un pari facile, mais Toulouse n’a jamais eu peur des défis.
En 2026, Toulouse peut tourner la page. Elle peut devenir le symbole d’une gauche qui a appris, qui a grandi, et qui regarde enfin dans la bonne direction : vers le futur. Et ce futur, c’est maintenant qu’il se construit. Ensemble.