Accompagnons Toulouse à l'impact des JO !
Les Toulousaines et les Toulousains ont vibré au rythme des Jeux Olympiques, portés par la fierté des performances de leurs champions. Léon Marchand, Antoine Dupont, Sofiane Oumiha, Billal Bennama, Nelson Epée, Simon Gauzy et Guillaume Restes ont illuminé notre ville et nos yeux par leur talent et leur détermination.
Alors que les Jeux Paralympiques ont débuté, encourageons nos athlètes, en espérant voir briller de nouvelles étoiles !
L’organisation de grands évènements comme les Jeux Olympiques doit nous interroger sur l’ampleur des moyens mis en œuvre pour une manifestation éphémère et le coût exorbitant à l’heure des crises écologique et sociale.
Mais on ne peut nier que la réussite sportive et l’émotion ont été présentes avec leur lot de joie, de tristesse, d’exploit ou de déception. Les Jeux Olympiques sont bien plus qu’une compétition sportive de haut niveau : ils sont une véritable source d’inspiration pour des millions de personnes, jeunes et moins jeunes ; ils représentent un puissant levier pour dynamiser la pratique sportive à l’échelle locale.
La récente performance des athlètes français, notamment Toulousains, a non seulement suscité un élan de fierté nationale, mais elle a aussi déclenché un intérêt renouvelé pour diverses disciplines sportives, entrainant une forte hausse des licenciés.
Les collectivités locales (qui financent le sport à hauteur de deux fois plus que l’État selon une étude de l’observatoire économique de la BPC) doivent jouer un rôle clé dans cette dynamique.
Toulouse doit accompagner à l’échelle de la métropole cette montée en puissance en soutenant les clubs sportifs qui n’ont pas toujours les moyens d’investir en termes d’équipements. Natation, Judo, BMX ou tennis de table, si les infrastructures existantes ne suffisent pas à répondre à la demande croissante, la ville doit proposer un plan ambitieux à moyen et long terme.
Car à Toulouse, la saturation des installations sportives est un problème récurrent. Les clubs, malgré leurs efforts pour ouvrir de nouveaux créneaux et investir dans du matériel, atteignent rapidement leur capacité maximale. Sans la construction de nouvelles salles ou l’aménagement de nouveaux espaces, il devient difficile d’accueillir les nouveaux adhérents qui se pressent aux portes des clubs.
Je propose de repenser la politique sportive de la ville, en priorisant la création d’équipements dans chaque quartier, à l’image de ce qui doit se faire pour les infrastructures culturelles. Ces équipements doivent être accessibles et polyvalents pour encourager la mixité et l’inclusion, en particulier dans les quartiers populaires où la sédentarité et la pauvreté se recoupent souvent.
Au-delà des infrastructures, il est crucial de soutenir les clubs sportifs dans l’accueil de nouveaux adhérents. Cela passe par l’aide à la formation d’animateurs, la mise à disposition de ressources matérielles et l’élargissement des plages horaires disponibles.
Mais n’oublions pas que le sport est aussi un enjeu en termes de mixité sociale, d’émancipation de la femme, de lutte contre les discriminations, d’inclusion et bien sûr de santé. Toulouse doit être moteur pour développer par exemple des parcours de sports accessibles sur l’espace public ou l’accompagnement des séniors vers des pratiques sportives régulières.
Enfin, nous savons que la sédentarité des enfants est une cause de santé publique. Un des enjeux pour la Mairie est donc de le prendre en compte systématiquement dans la création ou la rénovation des cours d’écoles. Au-delà de la végétalisation qui s’impose, c’est une conception de cours dite « active » qui doit être réalisée.
L’enjeu est notamment que les petites filles prennent toute leur place dans les cours d’école alors que bien souvent ce sont les petits garçons qui les investissent en jouant au foot par exemple. Avec de petits aménagements on peut parfaitement favoriser l’activité physique en mixité !
La dynamique des Jeux Olympiques nous donne l’opportunité de repenser notre politique sportive et de renforcer le lien entre sport et santé publique, saisissons là !