Pourquoi je soutiens Benoît Hamon

Lors de l’élection présidentielle de 2017, nous serons confrontés à la droite totale et à l’extrême droite. Face à elles, nous avons une ardente obligation : rassembler les forces de gauche et de l’écologie autour d’un projet innovant, qui porte haut les valeurs auxquelles nous croyons. Celles d’une société plus juste, plus respectueuse de son environnement, capable de répondre aux nouveaux défis engendrés par une société en pleine révolution numérique.

Nous devrons faire entendre notre voix et montrer que la gauche est réconciliable avec elle-même, pour peu qu’elle sache réenchanter la politique et faire le pari de l’intelligence collective.

Dès la clôture des candidatures pour les primaires de la Belle Alliance Populaire, j’ai décidé d’apporter mon soutien à Benoît Hamon.

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Il est à mon sens celui qui offre une nouvelle dynamique à une gauche qui s’est essoufflée, faute d’avoir su se renouveler, faute d’avoir su s’adapter aux mutations de notre société et aux nouvelles attentes de nos concitoyens.

  • Je soutiens Benoît Hamon parce qu’il propose un nouveau modèle social et écologique permettant de répondre, de manière innovante, aux défis de la diminution des ressources naturelles, de la révolution numérique, de la raréfaction du travail : un revenu universel d’existence, véritable protection sociale du XXIème siècle, une transition énergétique volontariste, pauvre en carbone et riche en emplois, une culture de l’usage plutôt que de la propriété, du recyclage plutôt que du gaspillage.
  • Je le soutiens parce que la dignité de l’être humain est au cœur de son choix politique. Pour lui, la République, c’est l’égalité et pas seulement l’autorité. C’est la promesse que chacun, quel que soit son milieu d’origine, son sexe, sa religion, sa couleur de peau, son handicap, puisse réussir et s’épanouir. La laïcité, qui défend mais qui n’exclut pas, le combat pour l’égalité femmes-hommes, sont au cœur de son engagement.
  • Je le soutiens parce qu’il apporte un souffle nouveau. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si tant de jeunes le suivent. Il ne croit plus aux vieilles recettes, il n’est pas un adepte des petites phrases ni des coups de menton. Il ne veut pas exploiter « ce qui marche politiquement » et qui bien souvent engendre crispations et repli sur soi. Avec le projet qu’il défend, il parle à notre intelligence.

Pendant toute sa campagne, Benoît Hamon a su démontrer le sérieux de ses propositions.

Il a su faire battre le cœur des Français, des habitants de la Haute-Garonne, et tout particulièrement des Toulousains, qui l’ont placé largement en tête du premier tour des primaires. Cette dynamique doit se poursuivre pour le second tour.

Parce qu’une autre société est possible, plus solidaire, plus forte, plus responsable, et que Benoît Hamon nous en montre le chemin.

Isabelle Hardy

Législatives 2017 : pourquoi je m’engage

Faire de la politique c’est choisir de s’engager. S’engager pleinement malgré les difficultés.

Le contexte de turbulence que traverse la gauche ne fait que renforcer cette détermination. C’est la raison pour laquelle je suis candidate à l’investiture du parti socialiste pour les élections législatives de 2017, dans la 3 ème circonscription de la Haute Garonne.

Née à Toulouse, j’ai fait mes études, construit ma vie de famille, ma vie professionnelle et mon engagement politique dans cette ville pour laquelle j’ai un profond attachement.

Après des études supérieures à l’école de commerce de Toulouse, puis une spécialisation en droit et communication, j’ai évolué dans le numérique, l’innovation et la communication, aussi bien au service des collectivités que des entreprises de la Région Midi-Pyrénées.

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Ayant exercé près de 20 ans des fonctions de responsable de la communication, j’ai notamment présidé le Club de la communication de Toulouse-Midi-Pyrénées (association regroupant 300 professionnels du secteur). Aujourd’hui, j’accompagne les projets de développement du numérique dans la région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée au sein de l’Agence Régionale du développement économique, de l’export et de l’innovation.

Guidée par l’intérêt général et des valeurs de solidarité, de tolérance, de fraternité, j’ai choisi de m’engager en 2008 pour la campagne des municipales à Toulouse.

J’ai eu la chance, durant 6 ans, en tant qu’adjointe au Maire de Toulouse, en charge du secteur centre, du commerce et de l’artisanat, et comme déléguée communautaire de Toulouse Métropole, de vivre cette expérience riche et de pouvoir agir au quotidien pour nos concitoyens. J’ai pu développer des politiques d’aménagement urbain et de services publics de proximité, de développement économique, et éprouver le sentiment fort d’avoir pu apporter des réponses concrètes aux habitantes et habitants de Toulouse et de la Métropole. Ce mandat m’a convaincue de mon engagement pour l’action publique. Il m’a aussi permis d’avoir une bonne connaissance de cette circonscription, de ses atouts, de ses problèmes et de ses particularités.

Des Carmes à Montaudran, de Balma à Verfeil, je souhaite être la représentante de l’ensemble de ce territoire.

Elue municipale et communautaire d’opposition, je veux aujourd’hui poursuivre cet engagement et contribuer à répondre aux enjeux qui nous attendent en matière d’éducation, de culture, de santé, de sécurité, d’économie et bien sûr d’emploi.

Je souhaite mener ce combat politique à un moment où règne une telle confusion que le clivage entre la gauche et la droite semble ne plus avoir de sens et où le populisme renforce le Front National, jusqu’à lui permettre de remporter des élections, ce qui nous paraissait encore impossible il y a quelques années.

Il est donc temps de réaffirmer les valeurs de la gauche, la force de la puissance publique garante de justice sociale, de progrès et d’égalité, de renouer avec l’exemplarité, d’aller encore plus loin en matière de démocratie et de défense d’une l’identité plurielle, de réinventer la politique et de renouveler les pratiques.

Ce qui forge aussi mon engagement, c’est mon attachement à la proximité avec les habitantes et les habitants, nourris d’échanges et de relations humaines. C’est comprendre en permanence l’évolution de la société pour anticiper et se projeter, tout en étant ancré dans le quotidien.

Dans la période de crise sociale et économique que nous traversons, de crise morale et de confiance, voire de défiance du citoyen à l’égard du politique, il est temps de défendre les valeurs humanistes et progressistes auxquelles je suis profondément attachée. C’est dans cet esprit que s’inscrit aujourd’hui ma candidature.

Isabelle Hardy

Accueils de loisirs toulousains : pour un retour à des horaires adaptés

Les vacances débutent et le parcours du combattant démarre pour beaucoup de parents.

L’information se voulait anodine et discrète : depuis la rentrée scolaire la municipalité a, encore une fois sans concertation et de façon arbitraire, pris une décision qui pénalise les enfants et les familles, mettant en difficulté les parents qui travaillent : les centres de loisirs toulousains réduisent leur amplitude horaire.

CC Knowtex/Flickr
CC Knowtex/Flickr

Jusqu’à présent, les enfants étaient accueillis de 7h30 à 18h30, désormais les centres seront ouverts de 8h à 18h, mettant en difficulté beaucoup de parents qui, de par leurs contraintes professionnelles, n’auront plus de solution de garde.

Cela concerne en majorité des familles qui ont des horaires soit décalés, soit peu souples, qui n’ont pas d’alternative familiale et n’ont pas les moyens de faire appel à une solution privée.

La proposition qui est faite d’orienter les enfants sur 6 centres de loisirs spécifiques (sur les 60 ouverts) ne prend pas en compte la difficulté de déposer son ou ses enfants loin de son domicile (le maire pratique encore un double discours : oui à la carte scolaire, mais pas pendant les vacances !)

Non seulement cela favorise le recours à la voiture ou un départ aux aurores pour des petits déjà fatigués par les premiers mois de classe mais cela peut être une cause de stress pour des enfants qui ne retrouveront ni leurs petits camarades, ni leurs animateurs habituels.

Avec ces modifications, non seulement les contraintes des familles ne sont pas prises en compte, mais le bien-être et l’équilibre des enfants en pâtissent.

L’augmentation sensible des tarifs des CLAE est donc allée de pair, encore une fois, avec une réduction des services publics. Moins d’amplitude horaire, qui justifiera certainement à terme une réduction des effectifs.

Mais rien n’est irrémédiable, et nous nous associons à la demande notamment des parents de l’école maternelle de la Gloire : il est encore temps de faire marche arrière… et de l’annoncer lors du Conseil Municipal de ce vendredi 21 octobre !

Isabelle Hardy

3ème ligne de métro de Toulouse : il faut participer au débat !

Le débat sur la 3ème ligne de métro de Toulouse est lancé. Rappelons qu’en 2008, la situation financière catastrophique de Tisseo et l’absence de projets structurants sur l’agglomération ont conduit à une concertation avec l’ensemble des collectivités de l’aire urbaine de Toulouse.

CC-G.Paumier
CC-G.Paumier

Cela a permis, en 2011, d’adopter un Plan de Déplacement Urbain (PDU) s’appuyant sur un réseau performant de transports en commun (métro, tram et bus en site propre), complété par un maillage du territoire en bus Lineo et un réseau de pistes cyclables.

Jean-Luc Moudenc a choisi de renoncer à ce PDU, voté et financé, et propose une 3ème ligne de métro avec des options dont celles du raccordement à l’aéroport, à Colomiers et à Labège.

Le débat est ouvert et des questions restent en suspens, c’est le moment de les poser, avec le souci de développer un réseau de transports en commun attractif, performant et réaliste.

UNE REPONSE APPROPRIEE AUX BESOINS URGENTS ?

L’agglomération de Toulouse est depuis déjà de nombreuses années proches de l’asphyxie. Le PDU voté en 2011 permettait d’apporter une réponse à un besoin urgent, tout en poursuivant une réflexion pour la mise en œuvre de projets futurs, et pourquoi pas une 3ème ligne de métro.

L’abandon de ce PDU met un coup d’arrêt à l’extension du tram et le développement d’un réseau structurant de bus en site propre.

A l’exception des lignes LINEO, mais lesquelles, sans projet global, sont moins performantes. Dans quelle mesure la 3ème ligne apportera une réponse aux besoins urgents de desserte des territoires ? Une des questions réside dans la pertinence de déplacement entre le lieu d’habitation des salariés et leur lieu de travail, alors qu’une des force avancée de la 3ème ligne est la couverture à 65 % des emplois.

QUELS DELAIS ?

Le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole annonce une mise en service pour 2024. Aucune grande ville n’est parvenue à mettre en œuvre une ligne de métro en moins de 10 ans. La ligne B a été réalisée en une dizaine d’année pour 16 kms. Or, il est annoncé un délai de 8 ans pour 28 kms…  Quel est le calendrier et le phasage ? 2024 ou comme certains l’annoncent, plutôt 2028 ou 2030 ?

QUEL COUT ET QUEL FINANCEMENT ?

Le projet actuel est estimé à 2,2 milliards pour 28 kms et 200 000 usagers par jour. A ce jour, le plan de financement n’est pas finalisé. Des zones d’ombres persistent. Qui devra financer ? Quel impact ce projet aura-t-il sur la desserte en bus des villes de l’agglomération qui ne seront pas reliées au métro ? Le risque est que beaucoup de communes soient délaissées.

Le tracé prévoit des options de liaison avec l’Aéroport, Colomiers et Labège.

Jean-Luc Moudenc affirme de façon unilatérale la participation de partenaires qui ont tous à ce jour soit refusé de participer, soit refusé le niveau de montant de participation demandé. A titre d’exemples, selon lui l’aéroport devrait financer 110 millions d’euros, la ville de Colomiers devrait contribuer, le SICOVAL également à hauteur de 15 millions par an, sans parler de la Région, de l’Etat et de l’Europe qui sont loin des financements demandés par le Président de la Métropole.

Enfin, le Conseil Départemental de la Haute-Garonne, a accepté d’apporter son soutien qui inclut également d’autres infrastructures que la 3ème ligne, ce qu’oublie de dire le maire de Toulouse !

La solution proposée aboutira à un niveau d’emprunt tel qu’il sera très difficile à assumer par les financiers.  Et il sera impossible de créer de nouveaux projets structurants sur l’aire urbaine dans les 20 prochaines années.

Le débat est ouvert les questions citées ici non exhaustives. Participez !

Isabelle Hardy

Débat public mode d’emploi

La Commission Nationale du Débat public est une autorité administrative indépendante qui organise en France tous les débats sur les grands projets d’équipement (aéroports, autoroutes, voies ferrées, lignes à très haute tension, ports, centrales nucléaires, …). Elle a été saisie par le Syndicat Mixte des Transports en Commun (SMTC-TISSEO) qui pilote le projet, pour organiser le débat. Du 12 septembre au 17 décembre 2016 la CNDP donne la parole aux citoyens sur l’intérêt de la 3ème ligne de métro de Toulouse. Faut-il la construire ? Y a-t-il des alternatives ? Le débat est ouvert et se décline autour de nombreuses thématiques : l’encombrement routier, la transformation de Toulouse, l’égalité des territoires et des quartiers, le tracé, le coût, le financement, les impacts sur l’environnement…

La commission rendra ses conclusions en mars.

Pour participer, plusieurs possibilités :

  • 4 réunions publiques : à Toulouse la première a eu lieu le 13 septembre,  à Labège (19 octobre), à Colomiers (15 novembre), puis à nouveau à Toulouse (15 décembre)
  • 10 réunions thématiques
  • 20 auditions publiques d’experts
  • 8 rencontres en entreprise et à l’université
  • des ateliers de cartographie
  • Le site internet du débat

Pour en savoir plus et contribuer :

  • le site metroligne3toulouse.debatpublic.fr (Espace questions/réponses, forum, points de vue, contributions,…)
  • la boutique du débat : 10 place Occitane 31000 Toulouse – Tel : 05 67 77 80 21

Toulouse doit rester une terre de cirque

La Grainerie a dévoilé mardi soir le programme de sa nouvelle saison mais également ses actions de soutien au développement de spectacles pour les compagnies circassiennes.

Européenne de cirque, Mar de Mar, mais aussi cirque itinérant, le programme 2016/2017 est prometteur tant il mêle arts du cirque et arts vivants tels le théâtre, la musique, la danse, le numérique, à découvrir sans tarder sur le site internet www.la-grainerie.net  

Photo : la Grainerie
Photo : la Grainerie

Véritable fabrique des arts du cirque et de l’itinérance, la Grainerie, au-delà du spectacle, est ouverte sur les artistes, partenaires et autres forces vives du monde circassien toulousain et régional.

La Grainerie participe activement à faire de notre métropole et de notre région des pôles d’excellence en la matière.

Le Lido, centre des arts du cirque de Toulouse, forme depuis plus de 30 ans amateurs et professionnels, organise des grands événements et contribue à la structuration de la filière cirque, tout comme le CIRCA, le pôle national des arts du cirque installé à Auch, à la fois Centre d’innovation et de recherche circassien et organisateur du festival du cirque actuel.

C’est à ce même Lido que la municipalité a confié l’organisation de la future édition de « Toulouse en piste ». Une manifestation que Pierre Cohen et son équipe avaient initiée, convaincus qu’au-delà des prouesses artistiques et de la créativité, la conjugaison du cirque et des arts de la rue, populaires par essence, participent au lien social, sont au cœur de la vie de la cité et peuvent être pratiqués par tous.

Conçu comme une grande parade rassemblant professionnels et amateurs, le concept évolue et j’espère qu’il ne passera pas à la trappe de futures coupes budgétaires dont malheureusement la culture fait l’objet avec le maire actuel.

C’est par ailleurs dans le même esprit qu’en 2012 le projet de La Machine avec François Delarozière a été élaboré.  Il devrait s’installer sous la halle qui lui est dédiée à Montaudran.

Attractivité d’un territoire, vecteur de lien social, structuration de toute une filière économique, le soutien aux arts du cirque ne doit pas faiblir de la part de la ville de Toulouse et de la Métropole.

Le cirque est aujourd’hui indéniablement le fer de lance de la créativité et de l’innovation artistique : mais s’il est aujourd’hui le plus fréquenté des spectacles vivants, il reste fragile.

Les politiques publiques ne doivent pas faillir. Nous avons la chance d’avoir dans notre Métropole toulousaine des femmes et des hommes passionnés, compétents, talentueux et engagés, qui œuvrent pour le rayonnement de notre territoire et l’accès à la culture pour tous. Continuons à être à leurs côtés !

Isabelle Hardy

« Priorité à l’éducation » : chiche Monsieur Moudenc !

La rentrée est un moment « phare » pour le maire de Toulouse qui, il y a quelques jours, a présenté le détail de ses actions en matière d’éducation : construction d’écoles, rénovation, recrutement d’ATSEM, modernisation de la cuisine centrale, … La communication est rodée et l’affichage se veut ambitieux.

CC-BY Gilles François
CC-BY Gilles François

Il faut certes souligner de façon positive la création de nouveaux groupes scolaires, qui sont cependant une obligation de la ville pour suivre l’évolution démographique, l’enrichissement de l’action éducative des CLAE, ou encore la modernisation de la cuisine centrale (qui était obligatoire), mais quelques points de vigilance sont à relever et certaines précisions doivent être apportées :

  • 10 écoles neuves sur le mandat : belle déclaration d’intention, espérons qu’elle soit réalité en 2020, et il faut préciser que seules 3 nouvelles écoles ont été décidées par la nouvelle équipe, les autres étaient déjà actées !
  • 100 ATSEM recrutées en 2016 : le chiffre réel est de 50 recrutements et 50 remplacements pour des départs à la retraite, ce qui couvre à peine les besoins générés par les ouvertures de classe !
  • un repas gastronomique par mois élaboré par Stéphane Tournié : si le professionnalisme de ce chef étoilé est reconnu, il s’agit avant tout pour le Maire de Toulouse de tenter de passer sous silence la mobilisation des parents d’élèves qui ont dénoncé la baisse de qualité des repas.

Mais les effets d’annonce ne feront pas oublier la réalité : depuis 2 ans la gratuité de la cantine pour les familles les plus démunies a été supprimée, les tarifs de la cantine et des CLAE ont augmenté, le budget de fonctionnement des classes a baissé, la qualité alimentaire s’est dégradée et le budget alloué au bio a été divisé de moitié (aucune mention n’a d’ailleurs été faite sur le sujet lors de la conférence de presse de rentrée, ce qui n’est pas de bonne augure).

L’éducation mérite mieux. Une municipalité se doit de relever les défis d’une politique éducative ambitieuse, qui permette l’égalité d’accès à l’école, à la cantine, aux activités périscolaires, à la culture et au sport. Il reste du chemin à parcourir.

Aux 33 664 petits Toulousains qui reprennent jeudi le chemin de l’école, je souhaite une bonne rentrée et une année pleine de réussite !

Isabelle Hardy

Aéroport de Toulouse-Blagnac : Jean-Luc Moudenc loin de l’intérêt général

C.C. Mirza Junaid
C.C. Mirza Junaid

Lors du Conseil municipal du 27 juin 2016 j’ai porté, au nom des groupes socialiste, PCF, PRG et EELV, un vœu demandant à Jean-Luc Moudenc de voter contre la distribution de dividendes exceptionnels pour les nouveaux actionnaires de l’aéroport de Toulouse-Blagnac.

Non seulement le Maire de Toulouse a refusé de le voter, mais il a proposé un amendement conditionnant le versement des dividendes au changement des statuts, inscrivant la mise en place d’une minorité de blocage, et au fait que le plan d’investissement de l’aéroport soit engagé.

Le 25 mai dernier pourtant, il s’était associé à la Présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, au Président du Conseil Départemental de la Haute Garonne, Georges Méric, et au Président de la CCIT, Alain di Crescenzo pour demander à Anne Marie Idrac, Présidente du conseil de surveillance de la SATB, de s’opposer à cette décision.

Or, cette volte-face se base sur une argutie : Casil Europe avait déjà pris l’engagement d’une gouvernance requérant la majorité des deux tiers pour toutes les décisions stratégiques…

Le Maire de Toulouse a donc refusé de le voter, préférant céder aux intérêts privés face à l’intérêt général, fragilisant la stratégie territoriale et diminuant lesinvestissements nécessaires à sa compétitivité à l’amélioration des services aux usagers.

Nous l’avons réaffirmé : l’aéroport de Toulouse-Blagnac est un des plus rentables de France, il est à la fois un outil stratégique en termes de développement économique, de services publics et de développement territorial à la fois pour l’agglomération et la Région.

La décision de Jean-Luc Moudenc met donc un coup de canif au bloc territorial… et c’est bien la question du pilotage de la stratégie de l’avenir de l’aéroport qui est en jeu.

Isabelle Hardy

NB : la réunion des actionnaires de l’aéroport prévue ce mardi 28 juin après-midi a finalement été reportée à la demandes des actionnaires chinois. Aucune nouvelle date n’a été fixée mais nous continuerons à veiller au bon usage des deniers publics. Et cela laisse encore à Jean-Luc Moudenc la possibilité de sortir de son ambiguïté…

Voici le texte du vœu que nous avions proposé :

« Nous nous sommes toujours opposés à la décision de l’Etat de céder 49,9% du capital de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. En effet, cet aéroport est un outil stratégique pour notre territoire, que ce soit en matière de rayonnement, d’attractivité, de développement économique avec Airbus, ou d’emploi.

C’est la raison pour laquelle il nous a toujours apparu essentiel qu’il reste contrôlé par la puissance publique. Sa bonne gouvernance, sa gestion saine et rigoureuse, lui permettent en outre de se situer parmi les aéroports français les plus rentables.

Le 17 avril 2015, l’Etat a finalement décidé de céder à la société Casil Europe, contrôlée par des investisseurs chinois, 49,9% du capital de la Société de l’Aéroport de Toulouse Blagnac (SATB).

Le 1er juin dernier s’est tenue l’assemblée générale de la SATB. Elle devait se prononcer sur la proposition de son actionnaire principal, Casil Europe, d’une redistribution exceptionnelle, à hauteur de 17,5 millions d’euros, d’une partie des réserves financières constituées au fil du temps et représentant au total 67 millions d’euros.

Une partie de ce que des années de gouvernance publique ont su bâtir et consolider serait ainsi redistribuée aux actionnaires, moins d’un an après le rachat de 49,9% des parts de l’aéroport par le groupe chinois. Cette décision amputerait ainsi une réserve qui garantit pourtant à l’aéroport son indépendance. Elle porterait préjudice à sa capacité d’investissement, sa recherche d’amélioration des services, tant pour les usagers que pour les personnels.

Nous saluons la position de l’ensemble des collectivités locales et des services publics associés, qui se sont opposés à ce que ces réserves soient utilisées à d’autre fin que des investissements stratégiques pour l’aéroport.

La proposition du groupe Casil Europe a finalement été retirée de l’ordre du jour mais elle sera de nouveau soumise au vote des actionnaires lors d’une assemblée générale extraordinaire le mardi 28 juin.

A cette occasion, nous demandons aux élus municipaux, majoritaires au sein de Toulouse Métropole, de continuer à s’opposer fermement à cette distribution injustifiée de dividendes et à voter contre la proposition de Casil Europe lors de l’assemblée générale de la société Aéroport Toulouse Blagnac ».