Billet d'humeur
handicap - après la lumière des JO, accélérons les politiques d'inclusion
Il y a quelques jours, nous avons fêté avec fierté et enthousiasme tous les athlètes de la métropole toulousaine qui ont brillé aux Jeux olympiques et paralympiques. Qu’ils aient décroché une médaille ou simplement vécu cette aventure incroyable, leur parcours force l’admiration. Et bien sûr, nos champions médaillés ont été acclamés avec une joie immense, véritables modèles de persévérance et d’excellence sportive. Cette célébration était aussi l’occasion de mettre un coup de projecteur sur les athlètes paralympiques, souvent moins médiatisés.
Leur succès met en lumière l’importance de l’inclusion et du respect des différences, tout en nous rappelant que les politiques publiques doivent être à la hauteur de cet enjeu. Une fois les lumières des Jeux éteintes, l’accessibilité et l’intégration doivent rester une priorité.
Les Jeux paralympiques apportent une visibilité temporaire aux athlètes en situation de handicap, mais c’est au quotidien que l’accessibilité doit faire la différence. Aujourd’hui encore, trop de personnes porteuses d’un handicap se heurtent à des obstacles dans les bâtiments publics, les écoles, les commerces, les établissements de soin et également sur la voie publique. A Toulouse, il reste encore du chemin à parcourir pour une véritable inclusion et rendre la ville vraiment accessible.
Prenons les infrastructures sportives, par exemple : il est essentiel que nos équipements locaux soient accessibles à tous. Qu’il s’agisse de rampes, de vestiaires adaptés ou de terrains spécialisés, chaque installation sportive doit permettre à tous de pratiquer dès le plus jeune âge…ce qui n’est hélas pas toujours le cas.
Mais l’accessibilité ne s’arrête pas aux équipements sportifs. Il faut aussi travailler sur nos écoles, nos bâtiments publics, nos commerces et notre voirie. Encore trop de lieux sont inaccessibles à cause de marches, de portes trop étroites ou de l’absence de signalétique adaptée. Sur la voirie aussi, les défis sont nombreux : trottoirs trop hauts, passages piétons mal conçus ou absence de dispositifs sonores pour les personnes malvoyantes.
Les transports en commun eux aussi ont parfois un accès difficile ; en dehors des solutions techniques des services d’aide à la mobilité pourraient être déployés. Car l’accessibilité est bien plus qu’une question technique, c’est un enjeu fondamental pour construire une ville plus juste et inclusive.
Cela commence par l’école avec le renforcement de la présence d’AESH qui sont en sous- effectif permanent, avec souvent une personne en charge de 5 enfants ! Le sujet de l’accueil dans le milieu scolaire ordinaire est un véritable débat. Cela pose aussi le problème du validisme, phénomène de rejet de certaines personnes envers les personnes en situation d’handicap.
C’est un enjeu de société qui concerne chacune et chacun d’entre nous.
Célébrer nos champions paralympiques, c’est aussi rappeler aux élus qu’il est urgent de redoubler d’efforts pour que l’inclusion devienne une réalité. Une fois la fête passée, c’est
dans notre quotidien que la ville doit se transformer, pour que chacun y trouve sa place, partout, tout le temps.