Couvre-feu de l'aéroport Tolouse Blagnac : un enjeu de santé publique
L’aéroport de Toulouse-Blagnac est depuis plusieurs années au cœur d’un débat opposant enjeux économiques et préoccupations de santé publique. Je suis convaincue que la mise en place d’un couvre-feu pour limiter les vols nocturnes, revendication de longue date des associations peut se faire en respectant un équilibre entre la qualité de vie des habitants et le dynamisme économique de la région.
L’objectif est avant tout de réduire les nuisances sonores nocturnes, dont l’impact sur la santé ne fait aujourd’hui aucun doute. Le bruit des avions, particulièrement la nuit, perturbe le sommeil et peut entraîner des troubles du sommeil, du stress, des maladies cardiovasculaires et eu delà même des problèmes de santé mentale. Limiter les vols nocturnes est donc un enjeu majeur de santé publique.
Le 27 septembre dernier, le Préfet de la Haute-Garonne a rendu publiques les conclusions de l’étude d’impact débutée il y a un an : l’année dernière, sur le créneau 22h-06h, ce sont près de 5267 arrivées et 2042 départs qui ont eu lieu depuis l’aéroport Toulouse-Blagnac, générant des nuisances dans les quartiers toulousains traversés par les couloirs aériens, dont le CHU de Purpan.
Or, le Préfet a retenu un scénario dit “sécurisé” qui prévoit une interdiction de programmation des départs entre minuit et six heures et un plafonnement des vols à l’arrivée en cœur de nuit avec un « quota » de 400 vols par an, dont on ne sait pas comment il sera déterminé…
Avec ce scénario, les vols de nuit continueront donc à perturber la vie de près de 100.000 personnes dans l’agglomération toulousaine.
La solution que je soutiens, aux côtés des associations et collectifs, est la mise en place, comme le font plusieurs aéroports internationaux, d’un couvre-feu de minuit à six heures qui permettrait de concilier santé des toulousains et intérêts économiques du territoire.