Enfants à la rue : l’urgence d’une réponse politique et humaniste.
Jamais autant d’enfants n’avaient dormi à la rue : plus de 3000 en France et plus de 300 à Toulouse en début d’année.
Chaque soir, ces petits toulousains scolarisés et leurs familles dorment dans la rue. Chaque matin, ils arrivent en classe épuisés et souvent le ventre vide. Alors que l’État, compétent en la matière, ne crée pas les places d’hébergements d’urgence nécessaires pour assurer un droit au logement pour tous, le maire de Toulouse stigmatise les associations, enseignants et citoyens qui permettent la mise à l’abri des enfants par la réquisition d’écoles pour que personne ne dorme dans le froid.
Non seulement le Gouvernement doit prendre ses responsabilités mais la ville doit également agir, plutôt que de porter plainte. Brandir la compétence des collectivités quand on en fait tant dans des domaines qui ne sont pas nos compétences, ne peut être entendu, l’obligation d’accompagner ces enfants et leurs parents en grande détresse doit être notre priorité.