Pour un congé menstruel des agentes de Toulouse et Toulouse Métropole.

J’ai porté, au nom des groupes de gauche et écologistes de la ville de Toulouse et de la Métropole, un vœu visant à prendre en compte les difficultés des femmes souffrant de règles douloureuses. Ce vœu a fait l’objet de débats et d’amendements et a été adopté à l’unanimité

Aujourd’hui, plus de 53 % des femmes déclarent être touchées par des règles douloureuses, une endométriose ou d’autres pathologies liées aux menstruations, douleurs qui ont un impact sur leur vie personnelle et professionnelle. Ces douleurs menstruelles contraignent certaines femmes à recourir à des arrêts maladie ou à prendre des jours de congé. Et ces pathologies engendrent la répétition chaque mois d’épisodes de souffrance qui se passent en silence et souvent dans l’indifférence, elles sont une réalité qui constitue un tabou.

On sait que la santé des femmes souffre d’un manque de visibilité dans le monde du travail. La non prise en compte des spécificités de la santé féminine peut être un obstacle à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et conduire à une augmentation des écarts existants en matière de rémunération, de progression de carrière ou encore d’opportunités professionnelles.

Concrètement, notre vœu va permettre la mise en place d’un certain nombre de mesures dès janvier 2025 :

  • L’aménagement du poste de travail pour réduire les efforts physiques
  • L’aménagement du temps de travail par la mise en place d’horaires adaptés
  • Le recours étendu au télétravail, lorsque le poste le permet
  • La mise en place d’une autorisation spéciale d’absence de 12 jours par an, fractionnable en demi-journée dans la limite de 3 jours par mois sur présentation d’un certificat médical valable un an et sans impact financier, qu’il s’agisse des primes ou des RTT.

Enfin, nous avons invité les futurs parlementaires et le futur gouvernement à se saisir de ces enjeux au niveau national.