Retour sur le congrès international de la RSE à Toulouse
Ce mois-ci, Toulouse a accueilli la 3ème édition du Congrès International de la RSE au LabOïkos. Pendant deux jours, les experts, entreprises et acteurs engagés de la responsabilité sociétale des entreprises ont échangé idées, solutions et perspectives autour de conférences, d’ateliers et de tables rondes.
J’ai eu l’opportunité de mettre en lumière un axe essentiel à mes yeux : l’importance stratégique de la RSE pour les collectivités territoriales, avec un focus particulier sur les leviers offerts par la commande publique au sein du Conseil Départemental de la Haute-Garonne.
Pour les collectivités, incarner l’exemplarité est un devoir incontournable. Le territoire devient ainsi un puissant vecteur de changement sociétal et écologique : chaque action impacte directement la qualité de vie, l’environnement et l’économie locale. Une démarche RSE, ce n’est pas juste une formalité – c’est une façon d’inspirer et d’entrainer toute une communauté vers une transition plus durable.
Au cœur de ce processus, les défis environnementaux et sociaux. En intégrant la RSE, les collectivités réduisent leur empreinte écologique, améliorent le quotidien des habitants et renforcent le lien de confiance entre citoyens et institutions. Concrètement, une collectivité peut orienter ses achats publics pour faire de la RSE un pilier structurant de ses actions, en particulier via le SPASER (schéma de promotion des achats socialement et économiquement responsables). Car les marchés publics sont un levier puissant d’évolution et peuvent aussi contribuer à la création de nouveaux emplois.
Mais alors, par où commencer ? Voici sept axes stratégiques autour desquels une collectivité peut bâtir une politique d’achats publics responsable :
1. Alimentation durable : Prioriser des produits locaux et bio pour la restauration collective, c’est investir dans la santé et soutenir les producteurs du territoire.
2. Impact environnemental des travaux : Utiliser des matériaux éco-conçus et limiter les nuisances, c’est réduire l’empreinte carbone des chantiers et protéger les ressources.
3. Préservation des ressources et économie circulaire : Donner une seconde vie aux biens et matériaux, c’est limiter le gaspillage mais au-delà c’est structurer de nouvelles
filières économiques autour du réemploi.
4. Soutien à l’économie locale et solidaire : Collaborer avec des structures de l’Économie Sociale et Solidaire pour des achats qui génèrent de l’emploi local et de la cohésion sociale.
5. Promotion de la sobriété : Engager les acteurs du territoire à une utilisation raisonnée des ressources pour réduire l’impact environnemental.
6. Cohérence entre achats et inclusion sociale : Intégrer des clauses favorisant l’insertion sociale et le soutien aux entreprises inclusives.
7. Mesure de l’impact social et humain : Évaluer et suivre l’impact des achats pour démontrer leur valeur ajoutée, autant pour la collectivité que pour ses citoyens.
La RSE ne doit plus être un engagement de façade mais un véritable levier de transformation pour nos territoires. Par la commande publique, les collectivités disposent d’un outil de taille pour favoriser un développement harmonieux, inclusif et résolument tourné vers l’avenir !